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19.03.2008

Désert et Silence.

Au cours de la halte de midi - la "halte méridienne", comme l'appelle le Professeur MONOD, dans "Méharées", il est toujours possible de s'écarter de quelques dizaines de mètres pour "écouter" et "goûter" le Silence...

En effet, aucun bruit: pas d'oiseau, pas de bruit de voitures, ni d'avions; aucune traînée dans le ciel qui signerait le passage de l'un d'entr'eux! encore moins cet inévitable bruit, même lointain, de tronçonneuse au fond d'une forêt de montagne... Seul, parfois, un léger souffle de vent vient nous caresser.

Comme il est bon de rester là quelques instants, yeux fermés, oreilles ouvertes sur le silence!

Et pourtant, la vie est là: voici un scarabée, sorti de nulle part et qui file je ne sais où!

Et ce sable si fin, doré, mélangé à la poudre de calcaire, qui coule si doucement entre les doigts... Retour vers autrefois et aux jeux d'enfant sur la plage...


"Et puis, il y a [au désert] une certaine saveur de liberté, de simplicité, pour ne pas dire plus, une certaine fascination de l'horizon sans limites, du trajet sans détour, des nuits sans toit, de la vie sans superflu, qu'il est bien impossible de décrire, mais que ceux-là reconnaîtront qui l'ont peut-être éprouvée eux aussi." ("Méharées" p.119)

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