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31.05.2008
La Vallée des Rois.
Levés tôt, nous sommes dirigés vers le toit de l'hôtel où est servi un petit déjeûner copieux. Notre guide touristique va s'occuper de nos bagages et nous voici partis avec notre guide-historien pour une journée sur la rive ouest du Nil où se trouve la fameuse VALLEE des ROIS.
Comme hier soir, attention à la traversée du boulevard... une fois engagés sur la chaussée, pas question de s'arrêter. Nous voici sains et saufs sur les berges du Nil et nous embarquons sur le bac pour atteindre la rive gauche du fleuve. Nous grimpons tout de suite à bord de ce qu'il est convenu d'appeler un "taxi"... en fait un vieux pick-up déglingué ouvert à tous les vents, la roue de secours servant de strapontin! et en route vers la Vallée des Rois.
Notre premier arrêt: les Colosses de Memnon, isolés dans la plaine et seuls témoins de ce qui fut un temple immense, jadis.
Nous traversons Gourna où, dit-on, derrière chaque maison, pauvre d'aspect, s'ouvrent des tombes qui regorgeaient de richesses...
Du parking, un petit train conduit les hordes de touristes jusqu'à l'entrée du site. Le paysage est minéral et austère. Là-haut, la Montagne Thébaine, taillée, "rectifiée" par la main de l'homme représente le sommet d'une gigantesque obélisque couvrant la multitude de tombes de rois de cette immense vallée.
Mais, ô surprise! voici que le ciel, très nuageux et couvert, laisse tomber quelques gouttes de pluie! Etonnement de notre guide, tant la pluie se fait rare en ces lieux!
A l'entrée du site, une maquette transparente, indique l'emplacement des tombes et l'ordre dans lequel elles furent découvertes. Plus original, sous la maquette est représentée la position souterraine des tombes.
Le "dessous" de la maquette...
Nous visiterons quatre tombes, dont celles des Ramsès III, IV et VI, toutes merveilleusement décorées... mais vous n'en verrez aucune photo: interdit de photographier, et on le comprend!
A l'entrée de chaque tombe, un plan et les circonstances de sa découverte sont indiquées.
Celle-ci, par exemple, d' "un" Ramses -(j'ai malheureusement "coupé" le haut du panneau qui indique le nom de ce fécond papa...)- qui avait plus de cent enfants, montre la complexité de la construction lorsqu'il s'agissait de donner un tombeau à chaque membre de la famille royale!
Ailleurs, c'est un chantier de fouille traditionnel: on gratte le sol et les gravats sont transportés dans des calebasses jusqu'à la benne d'un camion.
Il y a, en permanence, sur le site, de nombreuses missions archéologiques étrangères à l'oeuvre.
En fin de matinée, notre "taxi" nous ramène jusqu'à un autre petit train qui nous dépose au pied de l'impressionnante rampe d'accès au temple, fort bien conservé, de la reine HATCHEPSOUT, abrité au pied d'une falaise vertigineuse.
... mais la faim "nous tenaille les entrailles"...
Je n'ai pas fait beaucoup de photos de temple, n'ayant ni le matériel ni, surtout, la "technique" nécessaires pour prendre des photos convenables et originales... Reportez-vous à vos livres et revues préférés sur l'Egypte ancienne!
11:30 Publié dans EGYPTE: en Felouque. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.05.2008
Direction la Haute - Egypte.
Venir en Egypte et ne pas voir les trésors que cette vieille civilisation nous a légués? non, ce n 'était pas possible!
Puisque nous avions le temps et les moyens, nous nous sommes donc octroyé une deuxième semaine pour changer de décor et aller visiter d'une façon plutôt originale la Haute-Egypte.
Pour ce séjour en Egypte, nous nous sommes adressé à "La Pélerine" (Romagnac - 43580 St Vénérand) qui organise différents voyages pour ceux qui aiment marcher, en lien avec leurs collègues regroupés au sein de "VAGABONDAGES", dont "Visages"; ce dernier organisme étant l'auteur de ce périple en Egypte. (Pub gratuite de ma part... puisqu'on a été satisfait du séjour!)
Nous avons donc choisi le programme:
"A pied et en felouque le long du Nil".
C'est ainsi que le 19 janvier, en fin d'après-midi, nous quittons notre hôtel du Caire à bord d'un mini bus pour nous replonger dans l'impressionnante circulation du Caire! On a le temps de regarder une nouvelle fois cette capitale immense depuis la route surélevée qui traverse la ville en direction de l'aéroport.
Nous montons à bord d'un airbus d' "Egypt'Air" pour rejoindre LOUXOR où nous atterrissons une nouvelle fois de nuit, profitant encore du spectacle de la ville illuminée, comme à notre arrivée en Egypte, puisque nous avions fait escale à Louxor en venant de Paris.
Le voyage étant parfaitement organisé, nous nous rangeons sous la "bannière" de l'agent chargé de nous receptionner et de nous conduire à l'hôtel où nous attend notre guide et nous faisons connaissance avec un autre couple avec qui nous passerons une excellente semaine.
Nous serons donc quatre "touristes", en tout et pour tout!
Et, à notre service, nous aurons -tenez-vous bien!- deux guides, dont un spécialement pour la partie historique des visites, cinq ou six felouquiers, la felouque et un petit bateau à moteur accompagnateur... pour des gens comme nous pas tellement habitués se faire servir!... on est... servis!
Nous avons pris conscience de l'énorme importance économique que représente le Tourisme pour l'Egypte, sachant que pendant la période chaude, cette manne touristique fléchit sérieusement. Nos guides nous disaient que leur période de travail s'échelonnait en gros sur six mois et que le reste du temps, il leur fallait trouver une autre activité.
Avant de nous coucher, nous faisons avec notre guide, un petit tour dans les rues de Louxor et flânons sur les rives du Nil. Ici comme au Caire, la vie nocturne est intense, les klaxons inusables et la traversée des rues toujours aussi risquée... d'ailleurs, dociles, nous ne les traversons qu'après le top de départ donné par le guide!...
retour à l'hôtel car demain matin, nous traverserons le Nil et direction la Vallée des Rois!
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27.05.2008
Dernières heures dans le Désert Blanc.
Tout a une fin... La nuit a été encore fraîche et ventée; la veillée au coin du feu, hier soir, fut brève car les conditions "météo" étaient franchement désagréables!
Ce matin, nous attendons que les premiers rayons du soleil réchauffent et sèchent nos toiles de tente pour nous hasarder dehors et prendre un petit-dej' bien chaud...
Au programme de ce matin, environ deux heures de marche pour rejoindre la route des oasis et retrouver notre mini-bus. D'ici là, encore quelques passages très beaux sur une dune...
on pose pour la photo souvenir...
avant de continuer vers cette sorte d' "anse de panier" creusée dans la falaise...
Ce n'est pas une promenade de santé car le relief est escarpé et l'approche de cette falaise percée est raide...
Puis nous redescendons dans une plaine, emportant cette dernière image si belle du mariage du jaune du sable et du blanc immaculé de la craie.
Notre mini bus est exact au rendez-vous.
D'autres groupes sont aussi dans les parages et vont, comme nous, rallier LE CAIRE, à plus de 400 km d'ici.
Nous nous arrêtons en route, à l'Oasis de Bahariya pour prendre une douche dans un camp de vacances... Ce n'est pas un luxe après une semaine à l'hygiène ... sommaire!
Après déjeûner dans l'oasis, nous reprenons la route sous le soleil et la chaleur pour atteindre la capitale dans la soirée et nous plonger tout de suite dans l'ambiance "spéciale" de l'immense souk de Khan-el-Khalili... Le dépaysement est total et rapide.
Un dernier repas en commun, une promenade dan les rues surpeuplées de la capitale: ainsise termine cette belle semaine. Il faut rejoindre l'hôtel car certains doivent se lever à 2 heures du matin pour prendre le charter qui arrivera à Paris en fin de matinée.
Demain, nous passerons la matinée au Musée du Caire.
Le temps étant compté, nous nous dirigerons directement au 2ème étage pour admirer le fabuleux Trésor de Toutankhamon. Quelle merveille!
Puis ce sera de nouveau le départ vers l'aéroport: l'avion nous emmènera vers LOUXOR...
Une autre semaine, très différente nous attend... en HAUTE-EGYPTE...
Je vous raconterai...
13:05 Publié dans EGYPTE: Désert Blanc. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.05.2008
Le Désert peut "re-fleurir"...
Dans les environs de ce point d'eau, la végétation est plus présente: de maigres arbustes, des herbes poussent en assez grande quantité. Dans certains trous assez profonds, l'eau affleure et tout de suite une végétation abondante apparaît. Du sommet d'une colline, on découvre une végétation plus dense.
Mais comment imaginer que dans ces lieux arides, dans quelques mois, ont récoltera de magnifiques pastèques?!
Dès le mois de mars, en effet, on viendra planter (ou semer?), dans ces sillons creusés dans le sable, des pastèques...
et que, pour les faire pousser, on extraira l'eau du sol, puis on utilisera la technique d'irrigation au goutte-à-goutte au moyen de tuyaux posés sur le sol...
Nous continuons notre progression dans cet environnement de sable;
la marche est plus pénible à cause du temps orageux. pendant la longue pause de midi,un chamelier, notre "cuisinier des sables", va nous cuire une galette sur le sable chaud. (voir note du 17 mars.)
Merci, Choukri, pour la délicieuse galette et la purée d'aubergines cuites sur la braise!
Nous continuons notre marche dans un cirque puis dans une plaine où alternent cailloux et sable... Une dernière ascension de dune nous attend pour terminer la soirée en beauté! Les dromadaires et leurs guides font sagement un long détour pour rejoindre le campement...
Mais voici un vrombrissement de moteur: une troupe de 4x4 déboulent tout à coup et foncent comme des fous: chercheraient-ils la meilleure place dans cette immensité pour permettre à leurs clients de passer une nuit sous la tente dans le désert?
Voici qu'apparaît au loin , sur un mamelon sablonneux, baigné encore par le soleil, notre campement, le dernier de cette si belle semaine...
12:35 Publié dans EGYPTE: Désert Blanc. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.05.2008
A l'abreuvoir.
Cette fois, il y a de l'eau et non seulement de l'ombre dans cette oasis! Le précieux liquide jaillit du sol par une canalisation.
un tuyau l'amène jusqu'à un abreuvoir confectionné par les guides, pour désaltérer les dromadaires... qui boivent délicatement et sobrement: le "plein" est vite fait!
Tout autour, un peu d'herbe a poussé... L'eau est fraîche et on en profite pour se passer une "poignée d'eau" sur le visage... et jouer comme des gamins...
Arrêtez! On ne gaspille pas l'eau dans le désert! Enfin,quoi!
12:05 Publié dans EGYPTE: Désert Blanc. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.05.2008
De l'eau, enfin !
Oui, mais interdit d'en boire! "vos petits estomacs délicats d'européens feraient des manières"... Nous voilà prévenu!
Après avoir quitté notre mimosas, piétiné une ancienne forêt, voici qu'apparaît, encore lointain, un bouquet d'arbres sur un monticule. C'est une "vraie" oasis, avec un point d'eau, nous assure le guide!
Alors que nous approchons, nous remarquons sur le sol une multitude de debris de poteries de toutes les couleurs... les Romains! Certainement des vestiges laissés par ces envahisseurs! Nous en cueillons, les retournons, les soupesons... pensez donc, des poteries romaines!
Patatras! Notre guide nous ramène à la réalité!
Ce point d'eau est important, car il se trouve à égale distance des oasis de Farafra et de Bahariya et c'est, depuis des siècles, le point de rencontre des caravanes de ces oasis, mais aussi un point de passage de beaucoup de caravanes venant de l'ouest et se dirigeant vers La Mecque.
Des restes d'outres brisées tout au long des siècles! Sans doute... mais elles témoignent de la vie rude et souvent pénible de ces millions d'Hommes du Désert... Cela suffit à leur donner de la "valeur"!
13:05 Publié dans EGYPTE: Désert Blanc. | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.05.2008
A boire!
Il faut bien donner un titre!
Pas d'inquiétude, nous n'avons pas manqué d'eau; d'ailleurs, le temps, généralement clément mais assez frais en ce mois de janvier, ne nous a pas poussé sur nos gourdes d'eau...
Aujourd'hui nous traversons des étendues diverses. Tout d'abord, nous découvrons un magnifique mimosas en fleurs dont les racines serpentent sur le sable avant de s'enfoncer dans le sol.
Tout près, des puits profonds viennent d'être rebouchés, par précaution, mais dateraient de l'époque romaine. Un autre, bien conservé, porte encore les traces des coups de marteau des puisatiers.
Pourquoi ce mimosas tourmenté en ces lieux? Nous restons sous le charme de cet arbre -"notre arbre sacré", nous dit le guide- qui fournit aux hommes du désert: le bois pour les meubles, le miel, la teinture noire et la colle.
Nous quittons cet oasis de verdure, nous entrons dans une vallée sur laquelle apparaît, sur plusieurs kilomètres-carrés et sur moins d'un mètre d'épaisseur, les restes de troncs et de palmiers desséchés: ce fut -"autrefois"- une vallée fertile! Vraiment surprenant!
D'après vous, c'est de quelle couleur?
Les photos rendent mal l'aspect des lieux... N'est pas artiste qui veut!
11:25 Publié dans EGYPTE: Désert Blanc. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.05.2008
Retour au désert...
Après quelques semaines d'absence suite à des événements familiaux imprévus, je reprends le cours de notre séjour en Egypte de Janvier dernier... La vie, heureusement, finit par reprendre le dessus!
Je vais surtout compléter l'album photo, car c'est cela qui vous donnera le meilleur aperçu de ce désert fabuleux... mais varié. Les photos de l'album ne sont "que" les miennes et sont placées dans l'ordre chronologique du voyage.
Dans les articles suivants, vous retrouverez pour la deuxième ou troisième fois des photos que vous avez déjà vues dans mes articles "à thèmes" précédents... Cela manque de plan et une réorganisation s'impose... je vous l'accorde!
Après le calcaire immaculé des premiers jours, nous nous sommes retrouvés dans la grande Plaine de Sable où la progression est devenue plus difficile. Nous avons marché de nombreuses heures avec, pour point de mire, un immense mégalithe blanc, appelé ici le "doigt de Dieu", qui se dresse, solitaire, au-dessus de cette immensité.
Nous traversons la route des oasis pour atteindre un petit point d'eau qui fait le bonheur des chameaux et nous entrons dans le désert oriental, appelé encore le "Nouveau Désert Blanc"... Ici, le calcaires est toujours présent, mais des formes argileuses apparaissent: le paysage devient très différent...
Le sol, luisant sous le soleil, craque sous nos pieds...
La marche se fait plus difficile, en raison du sol mais aussi à cause du soleil, puis des nuages envahissent le ciel: l'atmosphère devient lourde et orageuse...
Une cuvette de sable, un palmier solitaire, quelques champignons d'argile, un petit monticule que l'on escalade pour voir le coucher du soleil sur la mer de sable: voilà planté le décor de notre bivouac...
16:15 Publié dans EGYPTE: Désert Blanc. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.05.2008
Un an... déjà !
Oui, il y a déjà une année depuis ce jour où nous nous sommes mis en route vers Assise et, "ce soir", nous venions frapper à la porte de B., à St Symphorien de Marmagne, pour demander l'hospitalité, après une bonne semaine de marche depuis notre départ de La Charité-sur-Loire.
Que de souvenirs! mais aussi une petite nostalgie car nous ne l'avons guère quitté, ce chemin, et l'on y revient souvent, comme si l'aventure n'était pas terminée...
Dans l'immédiat, je vais continuer de vous parler de la fin de notre voyage en Egypte, après une coupure de quelques semaines due à des évènements imprévus.
18:55 Publié dans Assise : Pouce! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


