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20/11/2009

François à La Verna (4) - les Stigmates.

C'est à La Verna que François reçut les Stigmates du Christ, c'est-à-dire la marque sur ses mains et ses pieds, de la trace des clous  et de la plaie sur le côté du Crucifié. Cet évènement est rapporté dans la "Troisième Considération sur les Stigmates", textes traditionnellemment joints aux récits des "Fioretti".

C'est un sujet difficile!

...et comme le dit Julien GREEN:

 "ce n'est pas sans hésitation qu'on aborde le moment le plus chargé de mystère de toute la vie de François d'Assise.  certains diraient: le plus difficile à croire (...) mais qu'il ait été marqué par les stigmates, je le crois". (p. 313).

François est le premier homme connu, dans l'Histoire de l'Eglise, qui ait reçu les Stigmates.  D'autres saints après lui, comme sainte Catherine de Sienne ont été officiellement reconnus par l'Eglise qui, malgré tout reste très réservée et prudente vis-à-vis de ces phénomènes, comme elle l'est pour les miracles de Lourdes, par exemple.  Parmi les stigmatisés récents, on pourra citer le Padre Pio, canonisé en 2002.

Certes, si frère Léon  n'avait pas été témoin de cet événement, on ne l'aurait peut-être jamais su, car François, de son vivant, a toujours fait en sorte qu'on ne les voient pas.

L'historien, Raoul MANSELLI écrit dans son livre cité précédemment, p. 519, à propos des stigmates:

"Comment ceux-ci apparurent-ils, qu'étaient-ils exactement, quelle fut la réaction personnelle de François, nous ne le savons pas et nous ne le saurons jamais. Les interprétations que l'on peut en donner, des plus sceptiques aux plus surnaturelles, ne seront jamais que de pures et simples hypothèses devant la constatation d'un fait: le saint garda et imposa un silence total à leur sujet, si bien que pour le reste du temps qu'il vécut, rien ne filtra."

basilique19stigmates.jpg
GIOTTO est le grand peintre de François d'Assise et, en vingt-huit fresques admirables, peintes sur les murs de la Basilique supérieure d'Assise, l'artiste retrace les principaux moments de la vie de François, comme ici, la réception des Stigmates. Seulement quelques décennies séparent la mort de François de la réalisation de ces peintures, qui remontent aux toutes dernières années du 13° siècle, vers 1297-1299...
Dans le numéro de La Croix, daté du 6-7 novembre 2009. Manuel JOVER décrypte l'oeuvre de Giotto:
"La stigmatisation de saint François d'Assise, en 1224,deux ans avant sa mort, fut une première dans l'histoire du Christianisme.  Thomas de Celano, dans sa Vie du bienheureux François écrite en 1228-1229, décrit la vision miraculeuse: "Un homme ressemblant à un séraphin ayant six ailes, avec les mains étendues et les pieds joints, fixés sur une croix."  Dans sa Legenda Major (1260), saint Bonaventure raconte à son tour l'événement: "Comme le bienheureux François priait sur le flanc du mont de la Verna, il vit le Christ sous l'aspect d'un séraphin crucifié; lequel lui imprima aux mains et aux pieds, ainsi qu'au côté droit, les stigmates de la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ."  Imprimer: le terme est explicite d'une reproduction à l'identique, comme si l'image du crucifié était miraculeusement reproduite dans la chair du saint.  Cette stigmatisation représente de façon exacerbée un aspect majeur de la dévotuion du temps, qui est le désir d'union au Christ de la Passion, par compassion, qui signifie "pâtir avec".  Cette compassion était ardemment prêchée par les frères mendiants, qu'ils soient franciscains ou dominicains."
A propos de l'oeuvre de Giotto reproduite ci-dessus, l'auteur poursuit:
"L'artiste y donne corps à une nouvelle image du Christ, le Christ séraphin, dont le flamboiement sur fond d'azur instaure une dimension surnaturelle, et il confère à la figure de François une attitude faite d'humilité, de ravissement et d'ardente compassion.  Le corps est rejeté en arrière, percuté par la vision, et les paumes levées sont offertes aux stigmates.  Les plaies du Christ s'impriment dans la chair du saint par l'intermédiaire de fils de lumière pareils à des rayons lasers, elles y sont littéralement dupliquées.  Sur le côté, un frère tranquillement plongé dans sa lecture sert de faire-valoir à la scène principale."
A l'époque de François ou peu après sa mort certains de ses frères, comme son successeur, le Frère Elie écrit une circulaire sur les Stigmates du saint; de même le cardinal Hugolin, très proche de François et qui sera le futur pape Grégoire IX, affirme avoir vu les stigmates du vivant du saint; il écrit:
"Des yeux exercés et attentifs ont vu que des mains au toucher sûr et délicat ont senti que François portait à ses mains et à ses pieds ds clous bien formés, soit de sa propre chair, soit d'une masse charnue nouvellement ajoutée.  Il les cachait avec le plus grand soin afin d'éviter la gloire et l'honneur dont il aurait été accablé par les hommes, mais après sa mort, chacun vit dans son côté une plaie ouverte, qui n'avait pas été faite de main d'homme et qui était semblable à celle du Sauveur."
(cf. Joël Schmidt - "Saint François d'Assise ou le miroir du monde".p. 222-226.)

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