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25/11/2009

Etape 1: La Verna - Cerbaiolo.

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 Etape 1 : de La Verna à l'ermitage de Cerbaiolo, environ 27 km en terrain accidenté.

Tôt, ce matin, nous quittons le parking dans le village de Chiusi della Verna, non sans mettre un petit papier sur le pare-brise indiquant que nous  sommes sur le "chemin franciscain"...

P5100127.JPGNous remontons par le chemin de la forêt jusqu'au sanctuaire de la Verna où nous faisons tamponner notre crédencial à l'hôtellerie qui accueille aussi les pélerins en partance pour le chemin.  La religieuse accompagne le cachet du sanctuaire d'extraits de la bénédiction de François à Léon... et c'est cette même bénédiction que nous relisons une fois encore sur ce panneau situé à la sortie du sanctuaire, avant de trouver les premiers signes de notre chemin sur les arbres et sur les panneaux.

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L'étape de ce jour ne nous fait pas découvrir de lieux particuliers liés directement à des épisodes de la vie de François, tel que peuvent le rapporter les "Sources Franciscaines", mais comme je l'ai déjà indiqué, nous sommes "dans son pays", "sur ses pas"...  Il a été familier de ces lieux et, comme le dit le premier chapitre additionnel des Fioretti:
"Plus souvent qu'on ne saurait le dire, quand il allait par les routes, méditant et chantant Jésus il en perdait son chemin et il invitait tous les éléments à louer Dieu". (...) Qui serait capable de raconter quelle douceur il éprouvait en lui-même quand il contemplait dans les créatures la sagesse du Créateur, sa puissance et sa bonté?"
Au-delà de cette aspect "géographique", nous pouvons nous imprégner de sa vie et surtout de ce qui en était le moteur:  le Christ et son Evangile, sinon on tomberait vite dans une sorte d'idôlatrie bien stérile...
Ces montagnes sont celles qu'il a vues et admirées... même si, actuellement, elles sont parfois blessées et offrent le spectacle des plaies béantes provoquées par d'immenses carrières ouvertes dans leurs flancs.

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 Cette première étape se déroule en quasi totalité sur sentier et présente cependant quelques dénivelés: nous partons de 1128 m. pour monter à 1250 m.  Nous restons un bon moment à ces altitudes avant de redescendre à travers bois et prairies jusqu'à la petite ville de Pieve Santo Stefano, à 432 m. où nous franchissons Le Tibre... que nous laissons continuer son chemin vers Rome et la Mer!

De Pieve Santo Stefano, nous remontons sérieusement pour atteindre l'ermitage de Cerbaiolo, à 785 m.  Tout simple, me direz-vous!  En effet, on arrive en vue de l'ermitage situé un peu en contre-bas, adossé à la montagne;  on se dit chouette! on y est!... le chemin doit passer à flanc de montagne!...  Illusion!  Pas de sentier à flanc de montagne, mais un mauvais chemin qui descend à pic...

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et maintenant, c'est l'ermitage qui nous domine.!...  Pourtant, pas d'erreur possible, le balisage est bien là! 
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Tout cela pour déboucher sur cette route que vous apercevez sur la photo suivante, tout en bas, à gauche, d'où il faut remonter par un chemin très raide qui va bien nous achever en fin de journée!
 
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Nous arrivons à Cerbaiolo "en nage", suant, soufflant, comme la mule de François!
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Nous entrons dans la maison: une vieille personne nous reçoit, les yeux à demi-clos: "siete francesi?", ben oui, on est français...
On se laisse choir sur un banc, sans même ôter nos sacs.  Chiara  -c'est notre hôte-  fait signe à un homme qui est là de nous donner de l'eau à boire; elle nous précise bien que c'est de l'eau de la montagne!  En tout cas, elle était bien fraîche!
 
L'intérieur du logis? ben? euh?! on rangera demain!  Toute créature du Bon Dieu y a sa place: un bon vieux gros chien, au moins deux chats et quelques jeunes chèvres... qui n'hésitent pas à mettre leurs pattes de devant sur les épaules de la maîtresse de maison!  voyez le tableau: la tête de la biquette juste au-dessus de celle de Chiara!
Elles se font jeter dehors... il faudra sortir le balai pour effacer les traces de leur passage...
 
Ici, il faut le savoir, la maîtresse des lieux élève dans la montagne un important troupeau de chèvres; les plus jeunes broutent devant la porte.
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mais, apparamment, ce n'est pas l'entente cordiale partout!
Ces deux chats
semblent avoir un sérieux contentieux
à régler!
En ce lieu s'élevait l'un des plus vieux monastères de la haute vallée du Tibre, puisque c'est en 706 qu'un riche seigneur fit construire un monastère pour les Bénédictins. 
 C'est vers 1216 que les habitants des environs signalèrent cet endroit à Saint François, alors qu'il se rendait à La Verna. 
 Une fraternité s'y établit; on ne sait si François y séjourna.  Par contre on est sûr que vers 1230, Saint Antoine de Padoue y fit retraite.  Les Frères Mineurs y restèrent jusqu'à la fin du 18° siècle puis le quittèrent.  Ce fut aussi un lieu d'hébergement pour les pélerins se rendant à Rome.
Ce monastère fur dynamité par les Allemands lors de leur retraite d'Italie, le 28 août 1944.  Dans les années 1960, une soeur d'un Institut Séculier, la "Piccola fraternita di Santa Elizabetta" va consacrer sa vie à reconstruire, avec l'aide des dommages de guerre, cet ermitage.  C'est Chiara, aujourd'hui très âgée qui vit toujours ici, en ermite, avec ses biquettes et qui accueille dans 17 petites cellules toute personne souhaitant faire retraite ou étape, dans ce lieu où règne le silence.
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Par la fenêtre de notre petite cellule, la vue en ce soir de mai, est magnifique... même si le lac, en bas, n'est pas "d'époque"!
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Un groupe de pélerins suisses et allemands assistent à la messe dans la minuscule chapelle ouverte sur le beau paysage; nous nous joignons  à eux.  Le repas du soir est frugal et bon.  Nous le partageons avec deux pélerins italiens, Vittorio et Dante, avec qui nous cheminerons vers Assise, partageant ensemble hébergements, repas et amitié, malgré l'obstacle de la langue. Parfois, en effet, le "courant" passe tout de suite avec certains... allez savoir pourquoi!  Par contre, dans la journée, impossible de les suivre!... De véritables TGV!

Commentaires

Merci pour la relation de cette 1° étape, bien racontée, bien illustrée.

La suite pour quand ?

Cordialement,

Gérard

Écrit par : Gérard | 25/11/2009

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