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30/01/2015

Castel del Monte - Pouilles.

Nous pensions quitter discrètement tôt ce matin notre hâvre de paix, après avoir salué nos hôtes la veille...  C'est raté ! un concert d'aboiements donné par les chiens de la maison salue notre départ!

La région est belle en ce début de matinée et nous approchons de la forteresse de Castel del Monte, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco,  que nous apercevons dans le lointain, dominant le paysage des Murges.

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CASTEL DEL MONTE

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Cette forteresse de pierre blonde,  impressionnante, élevée au 13° S. Par l'empereur du Saint Empire Frédéric II domine toute la région.

Ici, le chiffre "8" est roi (ou impérial...).

Etudiez plutôt ce plan: au huit angles de l'octogone s'élève une tour de 26 m. de haut, elle-même octogonale... et il y a huit pièces en trapèze par étage...

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Nous ne visiterons pas l'intérieur car c'est jour de fermeture. (on nous dit que ce n'est pas indispensable... pour nous consoler!)

Forteresse?  Château-Fort?, Résidence?... les avis des spécialistes sont partagés.

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Nous nous contenterons de jouir de magnifique point de vue sur la région environnante de la Haute-Murge qui s'étend paisiblement à perte de vue.

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28/01/2015

ALBEROBELLO - Terra dei Trulli

Dans le courant de l'après-midi, nous quittons Lecce pour rejoindre Alberobello. 

La "4 voies" que nous empruntons un moment traverse de "mornes plaines" (j'exagère!...) Nous contournons Brindisi, port d'embarquement pour la Grèce et, si mes souvenirs sont exacts, c'est ici que François d'Assise embarqua pour la Terre-Sainte.

Nous préférons rentrer dans les terres en direction d'Ostuni que nous découvrons, toute blanche, perchée sur son piton rocheux, couronnée par son imposante cathédrale.

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Nous entrons dans la Vallée d'Itria.

Disséminés dans la campagne, isolés ou regroupés dans les champs d'oliviers ou dans les vignes, nous apercevons les premiers trulli.

Les Trullis

Ce sont des habitations propres à cette région. Elles ont l'aspect de construction carrée, de pierres sèches empilées, sans ciment,  surmontées d'un cône, recouvert de pierres calcaires plates et grises de la région.  Les murs et le sommet du toit sont peints à la chaux.

Parfois, les trulli sont regroupés et  chaque "trullo" peut comporter plusieurs pièces dont chacune est dotée de son propre toit cônique.  Le  sommet de chaque toit est orné d'une sorte de pinacle portant divers symboles tandis que sur le toit sont peints différents signes religieux ou profanes.

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ALBEROBELLO

est la "capitale" de cette "Terra dei Trulli", avec Locorotondo, Martina Franca...

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Un village entier de Trulli s'étage sur le flanc de la colline; il y en aurait plus de 1000 à Alberobello.  Ce village est classé au Patrimoine de l'Unesco.

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Il faut voir Alberobello, sans doute, mais c'est tellement touristique qu'il est impossible de faire deux pas sans être interpellé par de nombreux commerçants... Pour une visite calme et paisible, pour flâner, c'est fichu!

Alors, on a quitté Alberobello pour retourner voir les modestes trullis disséminés dans les vignes et vergers où ils servaient d'habitat fixe ou temporaire ou saisonnier pour les ouvriers agricoles.

Nous repartons tranquillement dans un paysage semblable à celui de Matera.   P1010167.JPG

Nous passons Noci, Gioia di Colle, Altamura  Cette région des Murges, à la lumière du soir, est belle, colorée et paisible... mais nous ne trouvons pas de point de chute sûr pour passer la nuit.

Un peu perdus dans la campagne, près de Gravina in Puglia, ayant emprunté une route en principe interdite, nous nous arrêtons à l'entrée d'une sorte de "casse auto" et interpellons le conducteur d'une vieille "Panda", un gamin  de 13 ans, pour qu'il demande de notre part à ses parents l'autorisation de stationner près de chez eux pour la nuit. Permission accordée!

Nous sommes conviés à  la maison et reçus dans la famille; le père continue la confection de son fromage de chèvre; ici, pas de laboratoire aseptisé, ni  bonnet blanc ni sur-chaussures, le grand récipient chauffe sur un gaz de collectivité et un thermomètre ficelé sur une planchette, trempé dans le précieux liquide, renseigne sur la température du lait.

Nous avons droit à une généreuse part de fromage au poivre  -nous en aurons pour plusieurs jours!- on nous donne des oeufs, des oignons...  Nous faisons un tour avec le propriétaire qui nous montre ses vignes, ses champs d'oliviers et nous propose  1,5 litre d'huile d'olive de leur fabrication.  Cependant il nous demande une "pièce" pour "l'achat" de l'huile, sans indiquer le montant... Pourquoi? parce que l'huile d'olive n'est jamais donnée mais doit toujours être payée, même symboliquement!  Elle est trop précieuse, exige  beaucoup de travail et ne doit pas être "bradée", sans doute.  En tout cas, quel beau geste!

Nous aurons droit à la visite des chiens, biquettes et moutons qui déambulent librement dans ce joyeux capharnaüm.

Nous n'oublierons pas cette famille qui vit simplement dans sa campagne et nous a accueilli si chaleureusement.

Et s'il vous arrive de tomber en panne dans la région, vous pourrez l'appeler ici!

 

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26/01/2015

LECCE et les Pouilles

En quittant Matera, et la Basilicata,  nous  sommes entrés dans la région des POUILLES, (La PUGLIA), l'une des plus étendues d'Italie, principalement tournée vers L'Adriatique. Nous allons y passer quelques jours et nous nous arrêtons tout d'abord à

LECCE

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De Matera, nous avons rejoint le "camper park fuori le mura" où nous avons passé la nuit.  Comme d'habitude, nous avons pris le bus (le "36") pour rejoindre le centre ville et commencer notre visite de ce que beaucoup appellent "la Florence baroque" à cause de la richesse et de  l'homogénéité de ses bâtiments au ton ocre.

Notre visite débute sur la place Sant'Oronzo, au centre de la ville  Saint-Oronce est perchée au sommet ce cette colonne, l'une de celles qui marquaient la fin de la Via Appia, à Brindisi.

 

 

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Sur cette même place se trouve les vestiges très imposants de l'amphithéâtre romain qui pouvait contenir 15000 personnes.

 

 La Piazza del Duomo  -la Place de la cathédrale- est entièrement entourée de monuments dont le palazzo Vescovile et le palazzo del Seminario. 

La Cathédrale n'est que l'une des 23 églises que l'on trouve dans le centre historique!

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La tour de la cathédrale  -que l'on aperçoit de loin en arrivant à Lecce - fait 70 m. de haut, comporte cinq étages à balustres, est coiffée d'un dôme.

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Deux entrées permettent d'accéder au sanctuaire.  L'entrée principale est surmontée d'une arcade dans laquelle trône Saint Oronce.

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Le Palais Episcopal, du 17°s., avec sa loggia, ci-dessus, et, ci-dessous, le Palais du Séminaire du 18° siècle., dans lequel se trouve le Musée Diocésain.

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En parcourant les petites rues, on découvre de nombreux magasins qui proposent des objets, figurines, personnages en "cartapesta", une sorte de papier écrasé ou "mâché", sorte de carton-pâte avec lequel on entoure une "forme" de personnage en paille.  Les extrémités des membres sont en terre cuite.  Ces personnages sont ensuite colorés.  Certains masques de carnaval sont aussi fabriqués de cette manière.

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La Chiesa Santa Croce

est le monument le plus remarquable de Lecce.

Cette église baroque fut construite aux 16° et 17° S.  La pierre du pays, facile à travailler (dit-on!) explique sans doute le foisonnement de sculptures qui ornent la façade, de haut en bas.  On pourrait sans peine passer des heures à tenter de découvrir le détail de chaque sculpture.

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Toutes sortes de personnages partageant leur effort avec différents animaux,  supportent péniblement le balcon... Le fronton, baroque, porte une magnifique rosace très finement sculptée.

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L'intérieur, lumineux, avec son ornementation baroque, frappe pourtant par sa  -relative- simplicité.

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Après l'avoir patiemment cherché dans un dédale de petites ruelles, nous trouvons enfin les modestes vestiges de l'antique Théâtre Romain...

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placé sous bonne garde!

23/01/2015

MATERA (suite)...

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Lorsque nous avons découvert cette forêt inextricable de toits, aperçus ces escaliers, nous sommes restés perplexes: "pas très ordonné tout ça!"

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Après la visite de la reconstitution de l'une de ces demeures, nous sommes partis par ruelles et escaliers à la découverte du reste de cette étrange ville où les maisons sont construites les unes au dessus des autres... les toits servant de rue à l'étage supérieur!  Un véritable labyrinthe d'où l'on finit par sortir!

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Certains intérieurs sont spacieux (à défaut d'être confortables!...) et on retrouve presque toujours une citerne car un système complexe et ingénieux avait été aménagé au cours des siècles pour récupérer et distribuer l'eau.

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Les églises rupestres ne sont pas toutes ouvertes au public; elles contiennent encore des peintures.

Il faut surtout visiter les quatre églises creusées les unes à côté des autres au Convicinio di S. Antonio et admirer les superbes fresques peintes sur les murs et les voûtes.

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Cette région âpre et sauvage a inspiré beaucoup d'artistes et de cinéastes.  Parmi les nombreux films tournés ici, on citera "L'Evangile selon Saint Mathieu", de Pasolini, en 1964 et, plus récemment, en 2003,  "La Passion du Christ", de Mel Gibson.

Carlo Levi, exilé en ces lieux par le régime fasciste parle de Matera et de sa région dans son livre "Le Christ s'est arrêté à Eboli"

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Depuis ces films et l'inscription du site à l'UNESCO, les touristes affluent, le site est sauvegardé et il y a même de nombreuses anciennes demeures qui sont rachetées et réhabilitées au goût du jour par de nouveaux propriétaires.  Que diraient les anciens habitants, voyant cela, eux que la misère avait relégué dans ces cavernes qu'ils devaient partager avec leurs animaux?!

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En jetant un dernier regard sur ces habitations, nous quittons ce lieu hors du commun et parfois hors du temps par la route qui domine ce ravin au fond duquel coule un mince filet d'eau.

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21/01/2015

MATERA - Italie du Sud (Basilicate)

Tôt le matin, nous prenons la route qui, en une cinquantaine de kilomètres, nous conduit à Matera.

Nous circulons dans un paysage calcaire marqué par de profondes échancrures; de loin en loin, des villages, blancs, sont accrochés au sommet des monts.  Le paysage est aride et cette région de la Basilicate  - l'antique Lucanie - a été, pendant plusieurs siècles, délaissée et abandonnée à une certaine forme de pauvreté... Ce n'est qu'au milieu du XX° siècle que l'Etat Italien prend des mesures pour sortir cette région de son isolement et de son retard dans tous les domaines.

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MATERA

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En approchant de Matera, capitale de la province, il faut d'abord traverser des zones hérissées de HLM de cette ville de 60 000 habitants pour s'approcher rapidement de la ville ancienne. La ville actuelle est bâtie sur un plateau rocheux qui surplombe un profond ravin.

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Les pentes de ce ravin sont creusées d'innombrables grottes aménagées dans le tuf, dont on dit qu'elles furent occupées dès les VII° et VIII° siècle par des moines byzantins.

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Cette présence des moines venus d'Orient expliquerait la présence d'environs 130 églises rupestres repérées dans cette région.

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On appelle "Sassi" ("les pierres", en italien) ces habitations troglodytiques étagées sur le flanc du ravin.  Lorsque nous sommes arrivés dans cette partie de la ville, dominant cet ensemble de toits sans "plan", nous nous sommes demandés par quoi commencer notre visite... malgré le plan récupéré à l'Ufficio Turismo...  Le mieux, - nous en avons l'expérience - c'est de partir le nez en l'air, dans un premier temps, et d'emprunter les rues et ruelles où il n'y a pas grand monde...

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et nous commençons par visiter une reconstitution de l'intérieur de l'une de ces grottes montrant d'une façon très réaliste comment gens et bêtes vivaient "sous le même toit" dans ces "cavernes".  Parfois, plus de 10 personnes vivaient ainsi, avec poules et cochons, dans une proximité et une insalubrité qui favorisaient les maladies.

Il faudra attendre les années 1950 pour que le Président du conseil italien De Gasperi fasse évacuer ces sassi et reloger les habitants dans les HLM de la Ville haute.

Ce site des Sassi et les églises rupestres de la région ont été inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1993.

 
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