02.12.2007

27 Juin : Il faut rentrer...

Vers 7 heures, nous voici de nouveau entassés à huit, avec sacs et bâtons, dans la voiture d'Angela, direction San Damiano pour l'office de Laudes et la messe. Au retour, nous laissons les six autres sur le chemin qui conduit vers les Carceri; ils repartent d'Assise afin de poursuivre leur pélerinage sur les pas de Saint François.

De retour au gîte, Angela nous remet notre "attestaion' de pélerinage, qui nous rappelle la "Compostella" que l'on reçoit à St Jacques de Compostelle.
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Après déjeûner, nous voici en route vers la gare d'Assise, proche de Ste Marie des Anges. A 9h30, le train s'en va... Voici PERUGIA (Pérouse), puis le Lac Trasimène que nous longeons longuement. Nous abordons FLORENCE par sa banlieue... qui ressemble à toutes les banlieues! On aperçoit furtivement le dôme de la Cathédrale. Nous nous extasierons une autre fois sur les merveilles de ses palais et rêverons sur le Ponte Vecchio!

Puis nous cheminons longuement, à petite vitesse, par des vallées encaissées jusqu'à MILAN. C'est alors quà bord d'un TGV "bien de chez nous" nous allons parcourir l'immense plaine du Pô où se succédent cultures traditionnelles et beaucoup de rizières; c'est vraiment impressionnant: ici, point de monts à escalader mais seulement la monotonie d'une plaine sans fin. Nous traversons Parme, Modène, Turin. C'est avec émotion qu'après Turin, nous apercevons dans le couchant, se détacher la masse imposante de la Sacra di San Michele... Du train, nous apercevons même la ciclostrada du val de Suza. Nous quittons l'Italie par Sestrière, Bardonecchia, avant d'entrer dans le tunnel du Fréjus et, à 19h15, de descendre à Modane où nous passerons la nuit avant de repartir, demain matin, pour rejoindre notre estuaire de la Loire...non sans avoir eu le plaisir d'apercevoir brièvement la tour de Cluny... dernière image de notre pélerinage.
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avec un compagnon à San Damiano...

30.11.2007

26 Juin : Assise - SAN DAMIANO.

A quelques centaines de mètres de la Porta Nuova par laquelle nous sommes entrés dans Assise, un chemin pavé conduit vers SAN DAMIANO. A l'approche du monastère, un panneau indique que cet endroit est un lieu de "silence". Un escalier de pierre débouche sur une toute petite place, devant l'église du monastère, isolé parmi les cyprès et les oliviers.medium_P6260253.JPG
Nous commençons notre séjour de quelques heures en ce lieu, par un moment de recueillement prolongé et silencieux dans la modeste église: ici, pas de fresques majestueuses de grands peintres dont la renommée a traversé les siècles, mais seulement, au-dessus de l'entrée du Choeur, ce Crucifix byzantin, universellement connu, qui nous ramène spontanément à François d'Assise.medium_P6260250.JPG

Entre deux "vagues" de pélerins qui, il faut le souligner, respectent scrupuleusement la consigne de silence, nous parcourons lentement les différentes parties de ce monastère aux dimensions modestes.

Ce qui nous frappe, ici, c'est l'extrême dénuement, la simplicité et -comment dire?- la "vérité" de cet endroit resté, peut-être, le plus proche de ce que connurent Saint François et Sainte Claire...
En témoignent, par exemple, la salle de prière exigue des "Pauvres Dames": des stalles de bois brut, sans sculptures; le réfectoire, tout aussi dépouillé que la demeure d'un pauvre... On pénètre aussi dans le minuscule jardinet où quelques fleurs rappellent l'attention particulière de François pour les merveilles de la création: rappelons-nous le Cantique de la Création qu'il écrivit en ces lieux, les yeux tournés, peut-être, vers cette plaine ombrienne!medium_P6260251.JPG

Dans une autre petite pièce, une bougie allumée posée à même le sol, indique l'endroit où mourut Sainte Claire, en 1253.
Dans la soirée, nous nous retrouvons avec Angela et quelques autres pélerins du gîte, pour l'office de Vêpres, suivi d'un moment d'adoration silencieuse et de la Messe.

En repartant, nous passons devant une belle statue de François, en contemplation, tourné vers le soleil couchant sur la plaine d'Ombrie. Cette statue, oeuvre de Fiorenzo Bacci, se trouve dans un jardinet, sous les oliviers: on a envie de s'asseoir près de lui, pour une méditation silencieuse...medium_P6260255.JPG

Nous regagnons le gîte, entassés comme des sardines dans la voiture d'Angela...

Voilà! C'est ainsi qu'en cet après-midi paisible et silencieuse se termine notre pélerinage...

28.11.2007

26 Juin : ASSISE.

Ce matin, nous nous levons tôt pour passer la journée à Assise. Pélerins et touristes ont déjà envahi les lieux. Nous nous dirigeons rapidement vers la Basilique, à travers les rues de cette belle ville médiévale. Il fait déjà chaud... mais aujourd'hui, on y fait moins attention!

Nous parcourons tranquillement l'immense esplanade avant d'entrer dans la Basilique, constituée de deux églises: l'inférieure et la supérieure. medium_P6260244.JPG

L'église inférieure, plutôt sombre, est formée d'une seule nef, recouverte de fresques. Nous assistons à la messe, célébrée en polonais pour un groupe de pélerins venus de Pologne.

La basilique supérieure, par contre, offre un tout autre aspect: la vaste nef gothique, éclairée par de nombreuses fenêtres est richement décorée de 28 fresques remarquables peintes par Giotto et ses disciples, retraçant la vie de Saint François. Nous nous souvenons aussi qu'en 1997, la plupart de ces fresques furent détruites par le tremblement de terre qui secoua cette région et l'on peut mesurer l'énorme travail fourni pour les restaurer...

Devant le sanctuaire, une autre esplanade est bordé d'une pelouse sur laquelle apparaît un "Tau" et le mot "Pax".medium_P6260245.JPG

"PAIX"! Comment ne pas se souvenir qu'ici-même, se déroula l'inoubliable et extraordinaire rencontre pour la Paix, de toutes les religions du Monde autour du Pape Jea-Paul II.

Rapidement, nous ressentons le besoin de nous éloigner un peu de ces rues grouillantes de monde; nous n'avons pas le coeur à faire du "tourisme" aujourd'hui! Nous nous engageons donc dans de petites rues, plus calmes, d'où nous profitons, quand même, de très belles vues sur la plaine d'Ombrie. Nous rejoignons la Basilique Sainte-Claire (Santa Chiara). On y voit le crucifix, autrefois à San Damiano, devant lequel François entendit ces paroles: "va et répare ma maison qui tombe en ruine".<a href="http://peregrins.blog50.com/images/medium_P6260248.JPG" target="_blank">medium_P6260248.JPG
Dans la crypte de la basilique est conservé le tombeau de Sainte-Claire.

De l'esplanade, d'autres monuments d'Assise se révèlent et, plus loin, se dresse de nouveau l'imposante silhouette de Sainte Marie des Anges.medium_P6260247.JPG
Eglise Ste Marie-Majeure.

Ce matin, en quittant le gîte, nous nous sommes donnés rendez-vous, avec Angela, au monastère de San Damiano pour les Vêpres et l'Eucharistie du soir.
... Faisant confiance à notre dépliant touristique qui indique: "S.Damiano: 5 km!", nous partons vers le monastère que nous atteignons... quelques minutes plus tard, à moins de deux kilomètres.

26.11.2007

25 Juin (suite) : Arrivée à Sainte Marie des Anges.

Le bus nous dépose devant la Basilique de SAINTE MARIE-DES-ANGES. Nous y sommes entrés, heureux, oui, heureux d'être arrivés, péniblement sans doute...

Cette immense basilique, construite entre 1569 et 1679, est l'une des plus grandes de la Chrétienté. Elle abrite la PORTIONCULE, petite chapelle restaurée par St François et qui deviendra le centre de son Ordre. C'est encore dans cette chapelle qu'il remettra à Claire,en 1211, son habit religieux avant qu'elle ne fonde l'Ordre des Clarisses. Ailleurs, dans la nef de la basilique, une autre chapelle, dite "chapelle du Transitus" autrefois l'infirmerie du couvent primitif, rappelle que François y passa les derniers jours de sa vie et, ayant demandé qu'on le dépose sur la terre nue, il y mourut, à 44 ans, au soir du 3 octobre 1226.

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La plaine d'Ombrie, vers Ste Marie des Anges.

Nous nous sommes ensuite mis en quête d'un abri pour la nuit. On nous indique une maison dépendant du couvent franciscain proche de la basilique. Nous sonnons à "Perfetta Letizia": huit autres pélerins sont déjà là, qui parcourent un autre chemin sur les pas de Saint François. Quelques instants plus tard, nous faisons la connaissance de la responsable des lieux, Angela. Son accueil -dans notre langue- est chaleureux. Elle sait donner à ce "refuge" une joie et un esprit de partage exceptionnels. Nous prenons le repas du soir tous ensemble, avant de chercher un peu de repos... mais la chaleur ne cesse de nous poursuivre, même la nuit!

...demain, nous terminerons notre pélerinage à ASSISE...

24.11.2007

Etape 54 : Monteroni - Buonconvento... ASSISE!

25 Juin.

On essaie encore une fois?

6H45: il fait encore frais; nous allons faire quelques kilomètres et puis on verra... Nous délaissons le topoguide et nous nous engageons sur la Via CASSIA... dont j'ai entendu parler il y a longtemps en Histoire et... dans les versions latines!

Cette Via Cassia, de nos jours est infernale: un vrai coupe-gorge, pleine de dangers; la circulation est intense; toujours pas de bas-côtés et bien des voitures nous évitent au dernier moment... A chaque pause on se demande presque si on doit se dire "à tout à l'heure" ou "adieu"!

La chaleur est toujours aussi forte... A PONTE D'ARBIA, c'est décidé: on prend le bus. Comme il faut l'attendre longtemps en plein soleil, nous reprenons quand même notre sac (... le ticket de bus en poche...) et repartons le long de la route. Nous empruntons dès que possible, de vagues sentiers dans les hautes herbes, en haut des champs pour échapper au danger.

Nous sommes en vue de BUONCONVENTO, "l'un des plus beaux villages d'Italie", comme le proclame un panneau à l'entrée de la ville... elle est magnifique, en effet... mais notre souci est ailleurs.

A BUONCONVENTO se termine donc notre pélerinage à pied...

Un premier bus nous conduit de Buonconvento à MONTEPULCIANO... Un second de Montepulciano à CHIUSI... Nous voici en Ombrie! Un troisième, de Chiusi à PERUGIA (Pérouse)... Nous regardons distraitement le paysage défiler... trop rapidement! Un quatrième, enfin, à SANTA MARIA DEGLI ANGELI, (Ste Marie-des-Anges), située dans la plaine, à trois kilomètres d'ASSISE que nous apercevons avec émotion sur les flancs du Monte Subasio, dans la belle lumière du soir... Il est 19 heures.

22.11.2007

Etape 53 : Sovicille - Monteroni d'Arbia.

24 Juin.

Une nuit calme et un peu plus fraîche nous permet de "récupérer" un peu. Après un vrai petit-déjeûner, nous partons vers 6h45: il fait presque frais. Le chemin ne pose pas de problème majeur et les quelques montées sont acceptables. Les tournesols sont déjà réveillés et s'offrent aux premiers rayons du soleil.

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A RADI, cependant, nous avons du mal (ou nous ne prenons pas suffisamment le temps...) à trouver le chemin "547" et nous nous retrouvons sur une route de terre qui relie Radi à Siena (Sienne) pour atteindre finalement CUNA d'où nous rejoignons MONTERONI d'ARBIA.

Toute la journée, nous avons eu sous les yeux la ville de SIENNE, plus ou moins éloignée... Nous en distinguions facilement les clochers... mais nous la visiterons une autre fois...
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Sienne se trouve au loin... au milieu de la photo.

Le paysage toscan, toujours très varié et vallonné nous fait parfois penser à la Meseta, après la moisson, sur le chemin de St Jacques... toute proportion gardée!
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En arrivant au village de GROTTI...

Ce soir, nous avons la chance de trouver une chambre chez l'habitant: dommage qu'elles soient si rares sur le chemin.

Vaincus autant par le soleil que par la fatigue, nous décidons d'arrêter là notre pélerinage à pied et de rejoindre Assise, en bus.

Il reste 150 kilomètres à parcourir, soit 5-6 étapes... Je dois avouer que j'en ai "gros sur le coeur"... mais notre pélé se terminera à Assise et non à Monteroni d'Arbia
.

20.11.2007

Etape 52 : Strove - Sovicille.

23 Juin.

L'Hôtel d'hier soir? On prend ce qu'il y a , même si nos sacs à dos et notre allure détonnent un peu dans le décor et intriguent une clientèle que nous ne rencontrerons probablement pas sur les sentiers d'aujourd'hui... Notre écureuil, lui, devra trouver quelques noisettes dans les bois pour se refaire une santé...

Notre petit-déjeûner? un peu de pain sec et de l'eau sur la place du village font l'affaire. Nous voici partis, après le Castel Petraio, pour une longue montée en forêt. Notre "oiseau" (notre balisage) a perdu quelques plumes, par endroit, et je crains que nos successeurs sur ce chemin ne rencontrent quelques difficultés... c'est d'ailleurs ce qui nous arrive!

A un col, les numéros de sentiers récemment repeints, ne correspondent plus avec ce que nous croyons lire dans le topo, d'autant plus que nous avons une interprétation diamétralement opposée de la même phrase! Nous finissons par partir à droite et nous atteignons une grande résidence de vacances près de Montemaggio et la route SP101 que nous descendons interminablement, complètement "paumés".

Que fait Dédette? Mais si! vous le savez! Du stop, pardi!

Les grosses voitures nous ignorent. En voici une d'un autre âge, protégée sous une belle couche de poussière... alors qu'au clocher du village, la cloche etc. etc... Allez, en voiture,Simone!

Trois cents mètres plus loin, un camion manoeuvre... Regarde, sur le poteau! Ben oui, c'est elle, notre colombe! Elle nous indique un sentier ombragé... "Grazie Signore..." et nous filons à l'ombre. Nous étions, en fait, à proximité du village de Santa Colomba.... T'avais peut-être raison, Dédette, la-haut on aurait peut-être du prendre le chemin que tu pensais!...

Il est vrai que ce trajet a besoin d'un balisage efficace, d'autant plus que des travaux forestiers étaient en cours.

Le soleil nous accompagne aujourd'hui, moins violent que les jours passés et nous apprécions toujours le paysage toscan, même si les cyprès refusent parfois de nous accorder un peu d'ombre...

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Peu avant SOVICILLE, nouvelle interrogation sur le parcours. Nous demandons des renseignements à une maison: les gens commencent par nous offrir des boissons fraîches avant toute chose et nous raccompagnent sur le sentier après nous avoir donné l'adresse, un plan et le numéro de téléphone d'un B&B récemment ouvert.

La journée a été plutôt éprouvante et nous avions les jambes "de flanelle" malgré un temps un peu moins chaud. Jusqu'où irons-nous ainsi?

18.11.2007

Etape 51 : San Gimignano - Strove.

22 Juin.

A 7 heures, nous quittons San Gimignano, déserte de touristes. Les balayeuses sont en action et le nettoyage à grande eau va bon train: il fait bon et frais. Heureusement, le café repéré hier, est ouvert: nous ne partirons donc pas l'estomac dans les talons... On y tient, à notre petit déjeûner!

Sortis de la ville, nous aurions aimé contempler les tours, mais un épais brouillard masque la vue mais cache aussi le soleil, alors tant pis pour le paysage! nous préférons marcher ainsi jusqu'en milieu de matinée.

La Toscane d'aujourd'hui a un aspect différent: moins de vignes, plus de cultures de céréales, des chênes verts, des oliviers,des bois aussi, mais les cyprès semble bouder et ont déserté les environs... Les collines ne nous quittent pas et nous devrons franchir au moins trois gués, sans nous déchausser!

Nous nous arrêtons longuement près d'un village apparemment abandonné, Coneo, où nous découvrons une belle chapelle romane :l'"Abbazia di Santa Maria Assunta". Comme le pluspart du temps, elle est fermée: on le comprend tout en le regrettant.

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Deux vues de l' Abbazia di Santa Maria Assunta.
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Nous sommes toujours en forêt et les résineux dégagent une forte odeur sous ce soleil implacable. Voici Strove... tout la-haut! c'est donc l'habituelle grimpette de fin d'étape... Allons-y! Dur! dur!

16.11.2007

Etape 50 : Gambassi - San Gimignano.

21 Juin.

Nous nous levons tôt car "plus on part tôt, moins on aura de soleil"! dit "notre sagesse populaire maison" et nous essayons de nous en persuader, mais c'est peine perdue car il est déjà là, nous guette et nous prend en charge dès notre sortie de l'hôtel.

Un indispensable et grand "caffè-latte" au bistrot du coin nous aidera à affronter les inévitables côtes brèves mais raides qui "agrémentent" notre parcours.

Le paysage de ce jour est particulier. En effet, si l'on regarde à gauche, c'est "LA" Toscane, succession de vignes et d'oliviers, ses paysages vallonnés, les grandes propriétés où l'on propose à la vente "vini e olio" et derrière les barricades de luxueux agriturismo, on entend parler anglais ou allemand.

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Au loin, les tours de San Gimignano.

De l'autre côté, on découvre des collines où apparaissent des champs de céréales et parfois même des forêts.
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Nous arrivons au sanctuaire de PANCOLE. Il fut détruit quelques heures avant l'arrivée des Alliés lors de la dernière guerre. Dans l'église de ce sanctuaire dédié à la Vierge, il y a un très beau tableau montrant Marie donnant le sein à Jésus-enfant. Il est assez rare sans doute, de voir dans les églises, un tel tableau offrant cette scène toute de tendresse et d' "humanité", de la Mère de Dieu.

A l'extérieur, un escalier, avec des personnages de taille humaine, auxquels se joint Dédette, descend dans une grotte, sous l'église, où est représentée une crèche de la Nativité.
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En fin de matinée, nous montons vers SAN GIMIGNANO. Nous mangeons notre casse-croûte à l'ombre des arbres d'une place dominant la campagne environnante. Les touristes, ici, sont légion. Nous en quittons rapidement le flot pour nous engager dans une petite rue et sonner au Monastère des Augustins où nous trouvons l'hospitalité. On nous octroie une minuscule cellule du couvent, donnant sur le cloître. Une toute petite fenêtre est à peine suffisante pour laisser passer un peu d'air...

Nous visitons le Monastère et, surprise, dans l'église conventuelle, une peinture représente , comme à Pancole, La Vierge Marie allaitant Jésus.
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Après quelques heures de repos, nous allons flâner en ville, goûtant au charme des petites rues bien "étudiées" pour se protéger des ardeurs du soleil. Comme tout le monde, nous nous déplaçons le nez en l'air pour regarder cette dizaine de tours qui hérissent la ville: mais qu'est-ce qu'il leur a pris d'en construire tant? C'était un concours ou quoi? Nous chercherons la réponse à ces questions fondamentales dans les dépliants du SI! En attendant, je dois me livrer à quelques contorsions pour essayer d'en faire rentrer un bout dans mon appareil photo...
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Des tours de S. Gimignano... Les autres sont dans l'album.
Avides de renseignements... nous apprenons donc qu'en l'an 1300, il y avait 72 tours à San Gimignano: utiles pour la défense de la Cité, elles symbolisaient aussi le rang social de leurs propriétaires. Aujourd'hui, la plus haute, celle du Palais du Podestat, culmine à 57 mètres.

La chaleur est toujours aussi forte. Nous succombons et achetons une glace chez un membre de l'équipe italienne de Gelati qui a remporté la coupe du monde 2007!!! En voilà, une révélation importante!

Nous rejoignons notre cellule du couvent et partageons le repas du soir avec les moines avant de chercher une bonne partie de la nuit, un peu de fraîcheur et, de bon matin, le roucoulement des pigeons qui ont investi le cloître, accompagne (ou provoque) notre réveil matinal
.

14.11.2007

Etape 49 : San Miniato - Gambassi Terme.

20 Juin.

Nous laissons derrière nous San Miniato, dans la lumière du matin, son clocher et sa tour dominant les alentours.

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Une nouvelle journée sous le soleil s'annonce, même si quelques rares nuages sont les bienvenus... Le paysage est dominé par la glaise et le tuf... heureusement qu'il ne pleut pas! (faudrait savoir ce que l'on veut!...) De profondes empreintes de pas desséchées nous font verser une larme (de crocodile) sur les pauvres piétons passés ici avant nous, sous un ciel moins clément!

De loin en loin, des pancartes sous un chêne, rappellent le passage en ces lieux, il y a 500 ans, de soldats suisses en marche vers Rome. Ils y resteront, devenant la GARDE PONTIFICALE, les fameux "Gardes Suisses".

Nous cheminons beaucoup en crête, toujours entourés de vignes, d'oliviers et apparaissent, de temps à autre, quelques cultures céréalières.
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A l'approche de GAMBASSI TERME, nous avons la surprise, justement, de découvrir quelques balises de Compostelle
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Nous nous régalons au spectacle des alignements de jeunes cyprès, taquinant l'azur sur la ligne d'horizon!
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Mais Gambassi est... tout là-haut! à un quart d'heure, nous dit une dame, oubliant de nous préciser qu'il s'agit du temps de trajet en voiture!

"In cauda venenum..."... "c'est dans la queue qu'est le venin"... me disait mon prof de latin lorsque j'accumulais faux-sens et contre-sens dans les dernières lignes de ma version latine! On pourrait en dire autant de bien des fins d'étape sur ce chemin. Ici, elle est particulièrement raide! Le Père curé n'ayant que le carrelage à nous proposer comme couche, nous allons à l'Hôtel des Torri. A la fraîche, nous nous promenons dans les rues et les jardins de cette belle petite ville thermale où des curistes se refont une santé. La ville domine la région et, dans le lointain, nous devinons les nombreuses tours de San Gimignano, notre prochaine étape.

La fête de la bière se prépare et dure jusqu'à minuit puis, prenant le relais, la cloche du village tintera toutes les heures... et personne à qui chanter, en canon s'il le faut: "maudit sois-tu carillonneur...!"

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