27.05.2008
Dernières heures dans le Désert Blanc.
Tout a une fin... La nuit a été encore fraîche et ventée; la veillée au coin du feu, hier soir, fut brève car les conditions "météo" étaient franchement désagréables!
Ce matin, nous attendons que les premiers rayons du soleil réchauffent et sèchent nos toiles de tente pour nous hasarder dehors et prendre un petit-dej' bien chaud...
Au programme de ce matin, environ deux heures de marche pour rejoindre la route des oasis et retrouver notre mini-bus. D'ici là, encore quelques passages très beaux sur une dune...
on pose pour la photo souvenir...
avant de continuer vers cette sorte d' "anse de panier" creusée dans la falaise...
Ce n'est pas une promenade de santé car le relief est escarpé et l'approche de cette falaise percée est raide...
Puis nous redescendons dans une plaine, emportant cette dernière image si belle du mariage du jaune du sable et du blanc immaculé de la craie.
Notre mini bus est exact au rendez-vous.
D'autres groupes sont aussi dans les parages et vont, comme nous, rallier LE CAIRE, à plus de 400 km d'ici.
Nous nous arrêtons en route, à l'Oasis de Bahariya pour prendre une douche dans un camp de vacances... Ce n'est pas un luxe après une semaine à l'hygiène ... sommaire!
Après déjeûner dans l'oasis, nous reprenons la route sous le soleil et la chaleur pour atteindre la capitale dans la soirée et nous plonger tout de suite dans l'ambiance "spéciale" de l'immense souk de Khan-el-Khalili... Le dépaysement est total et rapide.
Un dernier repas en commun, une promenade dan les rues surpeuplées de la capitale: ainsise termine cette belle semaine. Il faut rejoindre l'hôtel car certains doivent se lever à 2 heures du matin pour prendre le charter qui arrivera à Paris en fin de matinée.
Demain, nous passerons la matinée au Musée du Caire.
Le temps étant compté, nous nous dirigerons directement au 2ème étage pour admirer le fabuleux Trésor de Toutankhamon. Quelle merveille!
Puis ce sera de nouveau le départ vers l'aéroport: l'avion nous emmènera vers LOUXOR...
Une autre semaine, très différente nous attend... en HAUTE-EGYPTE...
Je vous raconterai...
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25.05.2008
Le Désert peut "re-fleurir"...
Dans les environs de ce point d'eau, la végétation est plus présente: de maigres arbustes, des herbes poussent en assez grande quantité. Dans certains trous assez profonds, l'eau affleure et tout de suite une végétation abondante apparaît. Du sommet d'une colline, on découvre une végétation plus dense.
Mais comment imaginer que dans ces lieux arides, dans quelques mois, ont récoltera de magnifiques pastèques?!
Dès le mois de mars, en effet, on viendra planter (ou semer?), dans ces sillons creusés dans le sable, des pastèques...
et que, pour les faire pousser, on extraira l'eau du sol, puis on utilisera la technique d'irrigation au goutte-à-goutte au moyen de tuyaux posés sur le sol...
Nous continuons notre progression dans cet environnement de sable;
la marche est plus pénible à cause du temps orageux. pendant la longue pause de midi,un chamelier, notre "cuisinier des sables", va nous cuire une galette sur le sable chaud. (voir note du 17 mars.)
Merci, Choukri, pour la délicieuse galette et la purée d'aubergines cuites sur la braise!
Nous continuons notre marche dans un cirque puis dans une plaine où alternent cailloux et sable... Une dernière ascension de dune nous attend pour terminer la soirée en beauté! Les dromadaires et leurs guides font sagement un long détour pour rejoindre le campement...
Mais voici un vrombrissement de moteur: une troupe de 4x4 déboulent tout à coup et foncent comme des fous: chercheraient-ils la meilleure place dans cette immensité pour permettre à leurs clients de passer une nuit sous la tente dans le désert?
Voici qu'apparaît au loin , sur un mamelon sablonneux, baigné encore par le soleil, notre campement, le dernier de cette si belle semaine...
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23.05.2008
A l'abreuvoir.
Cette fois, il y a de l'eau et non seulement de l'ombre dans cette oasis! Le précieux liquide jaillit du sol par une canalisation.
un tuyau l'amène jusqu'à un abreuvoir confectionné par les guides, pour désaltérer les dromadaires... qui boivent délicatement et sobrement: le "plein" est vite fait!
Tout autour, un peu d'herbe a poussé... L'eau est fraîche et on en profite pour se passer une "poignée d'eau" sur le visage... et jouer comme des gamins...
Arrêtez! On ne gaspille pas l'eau dans le désert! Enfin,quoi!
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21.05.2008
De l'eau, enfin !
Oui, mais interdit d'en boire! "vos petits estomacs délicats d'européens feraient des manières"... Nous voilà prévenu!
Après avoir quitté notre mimosas, piétiné une ancienne forêt, voici qu'apparaît, encore lointain, un bouquet d'arbres sur un monticule. C'est une "vraie" oasis, avec un point d'eau, nous assure le guide!
Alors que nous approchons, nous remarquons sur le sol une multitude de debris de poteries de toutes les couleurs... les Romains! Certainement des vestiges laissés par ces envahisseurs! Nous en cueillons, les retournons, les soupesons... pensez donc, des poteries romaines!
Patatras! Notre guide nous ramène à la réalité!
Ce point d'eau est important, car il se trouve à égale distance des oasis de Farafra et de Bahariya et c'est, depuis des siècles, le point de rencontre des caravanes de ces oasis, mais aussi un point de passage de beaucoup de caravanes venant de l'ouest et se dirigeant vers La Mecque.
Des restes d'outres brisées tout au long des siècles! Sans doute... mais elles témoignent de la vie rude et souvent pénible de ces millions d'Hommes du Désert... Cela suffit à leur donner de la "valeur"!
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19.05.2008
A boire!
Il faut bien donner un titre!
Pas d'inquiétude, nous n'avons pas manqué d'eau; d'ailleurs, le temps, généralement clément mais assez frais en ce mois de janvier, ne nous a pas poussé sur nos gourdes d'eau...
Aujourd'hui nous traversons des étendues diverses. Tout d'abord, nous découvrons un magnifique mimosas en fleurs dont les racines serpentent sur le sable avant de s'enfoncer dans le sol.
Tout près, des puits profonds viennent d'être rebouchés, par précaution, mais dateraient de l'époque romaine. Un autre, bien conservé, porte encore les traces des coups de marteau des puisatiers.
Pourquoi ce mimosas tourmenté en ces lieux? Nous restons sous le charme de cet arbre -"notre arbre sacré", nous dit le guide- qui fournit aux hommes du désert: le bois pour les meubles, le miel, la teinture noire et la colle.
Nous quittons cet oasis de verdure, nous entrons dans une vallée sur laquelle apparaît, sur plusieurs kilomètres-carrés et sur moins d'un mètre d'épaisseur, les restes de troncs et de palmiers desséchés: ce fut -"autrefois"- une vallée fertile! Vraiment surprenant!
D'après vous, c'est de quelle couleur?
Les photos rendent mal l'aspect des lieux... N'est pas artiste qui veut!
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17.05.2008
Retour au désert...
Après quelques semaines d'absence suite à des événements familiaux imprévus, je reprends le cours de notre séjour en Egypte de Janvier dernier... La vie, heureusement, finit par reprendre le dessus!
Je vais surtout compléter l'album photo, car c'est cela qui vous donnera le meilleur aperçu de ce désert fabuleux... mais varié. Les photos de l'album ne sont "que" les miennes et sont placées dans l'ordre chronologique du voyage.
Dans les articles suivants, vous retrouverez pour la deuxième ou troisième fois des photos que vous avez déjà vues dans mes articles "à thèmes" précédents... Cela manque de plan et une réorganisation s'impose... je vous l'accorde!
Après le calcaire immaculé des premiers jours, nous nous sommes retrouvés dans la grande Plaine de Sable où la progression est devenue plus difficile. Nous avons marché de nombreuses heures avec, pour point de mire, un immense mégalithe blanc, appelé ici le "doigt de Dieu", qui se dresse, solitaire, au-dessus de cette immensité.
Nous traversons la route des oasis pour atteindre un petit point d'eau qui fait le bonheur des chameaux et nous entrons dans le désert oriental, appelé encore le "Nouveau Désert Blanc"... Ici, le calcaires est toujours présent, mais des formes argileuses apparaissent: le paysage devient très différent...
Le sol, luisant sous le soleil, craque sous nos pieds...
La marche se fait plus difficile, en raison du sol mais aussi à cause du soleil, puis des nuages envahissent le ciel: l'atmosphère devient lourde et orageuse...
Une cuvette de sable, un palmier solitaire, quelques champignons d'argile, un petit monticule que l'on escalade pour voir le coucher du soleil sur la mer de sable: voilà planté le décor de notre bivouac...
16:15 Publié dans EGYPTE: Désert Blanc. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.03.2008
Vous exagérez !
D'accord, on veut bien vous aider et vous laisser votre petit sac sur le dos, nous on se charge de vos bagages et tout le tin-touin de la journée... ça pèse ces choses-là! et pour un peu, lorsqu'on fait une pause et que l'on se couche, vous nous traiteriez de fainéantes...
Le matin, on a à peine déjeûné qu'il faut se coucher et hop! on nous fixe sur le dos quelque chose, c'est, paraît-il pour notre confort, afin que les lourdes charges n'abîment pas notre "pelage": merci quand même!
"Voici les bêtes que l'on va charger, et qui protestent à pleine gueule, secouant la tête pour m'éclabousser de salive verte et de grosses gouttes d'herbe à demi digérée." (...)
"les chameaux, une fois sellés se sont tus, résignés". ("Méharées" p.26-27).
"Les chameaux protestent bruyamment, pour le principe, par acquit de conscience." (Idem, p.32).
Avons-nous le choix?
Par contre, il y a quelque chose qui ne nous plaît pas. Mais alors, pas du tout!
Figurez-vous qu'à peine arrivés à l'étape, nos chameliers n'ont qu'une hâte...
NOUS E N T R A V E R ! ! !
Pourtant, on se connaît depuis longtemps, les chameliers et nous, on travaille ensemble depuis belle lurette... mais non, la confiance ne règne pas!
Nous les soupçonnons de s'être laissés influencer par quelque lecture:
" 5 février. Gros retard ce matin : les chameaux se sont évadés, la nuit, du pâturage où on les avait entravés hier soir; il faut les chercher longtemps, et loin". ("Méharées", p.219).
Et c'est ainsi que nous passons les nuits entières, privées de liberté! Essayez donc, vous, de vous déplacer, ne serait-ce que pour vous dégourdir les jambes ou lutter contre le froid de la nuit, lorsque vous avez les pieds attachés!
D'ailleurs, on s'en fiche parce qu' on se ballade quand même... et à l'occasion on ne se prive pas de faire mine de partir au galop... au grand dam de nos patrons!
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27.03.2008
Et nous, alors?!...
Non, non, je ne vous oublie pas, braves chamelles qui ployez sous le fardeau de nos choses inutiles...
- Merci! On se présente:
- moi, je m'appelle "Chams", çà signifie "soleil"!
- et moi, c'est "Zina"
Je préfère que l'on immortalise mon profil...
- moi je suis la plus jeune, je m'appelle "Warda"... "Rose", dans votre langue!
- c'est vrai, vos bagages sont lourds, et puis il faut transporter les tapis pour que ces messieurs-dames puissent s'asseoir dessus à la pause de midi... et puis, encore, le bois, l' "épicerie" de campagne et cent autre babioles! enfin, il faut bien gagner sa vie et son fourrage; quant à l'eau, on ne peut pas compter sur vous... Nos patrons, heureusement, connaissent les puits...
Nous sommes sobres, d'accord, mais il y a des limites à ne pas dépasser, quand même!
On dit, en effet que dans le Sahara;
"La distance entre deux aiguades varie de zéro à six cents kilomètres".(Méharées" p.130)
et M.Monod dit encore:
"Notre trajet Tinioulig-Araouan (2-14 mars 1935), six cents kilomètres sans points d'eau, est à compter aussi parmi les plus considérables performances" ("Méharées", p.131)
Ici, près de la route des oasis, une petite source nous suffit...
Avez-vous remarqué ces imprudents, sur la route, en plein virage? Ils font partie d'un immense troupeau qui se balade toute la journée dans le désert... en prenant bien soin de rester à une distance raisonnable de ce trou d'eau.

Parfois, le point d'eau est plus important et même le soleil vient se mirer dans l'onde pure!
et vous, comme des gamins, vous jouez avec cette eau si précieuse! Jouer avec un vaporisateur dans le désert!!! et puis quoi encore?
Pour être franches avec vous, on va vous dire pourquoi nous vous trouvons parfois méchants avec nous...


